Le thread dont tu es le héros (9)

Bah alors ! Y a quoi à l'intérieur ? Tu vas nous le dire ?

  • Ton livre, déchiré

    Votes: 1 20,0%
  • Une robe, tâchée de sang

    Votes: 1 20,0%
  • Un cercueil miniature

    Votes: 1 20,0%
  • Un ballon de football

    Votes: 2 40,0%

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krystof

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Club iGen
2 Octobre 2002
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Derrière toi !
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3ème partie

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5ème partie

6ème partie

7ème partie

8ème partie

Son frère ? Elle ne m'avait jamais dit qu'elle avait un frère. Elle ne m'a d'ailleurs jamais parlé de sa famille. À bien y réfléchir, je ne connaissais pas vraiment grand chose d'elle en fait, si ce n'était son anatomie.

Je repris à nouveau un taxi, direction chez moi. J'avais grandement besoin de souffler et de faire le bilan de ces dernières journées. Kate n'était plus là, Xavier non plus et l'étrange silence de Paul n'était également pas fait pour me rassurer. Avant de monter chez moi, je m'arrêtais à ma petite boutique, rayon alcool, au fond à gauche, comme d'habitude. En payant ma bouteille de Jack, je remarquais que le téléviseur, au-dessus de la caisse, était neuf. Arrivé sur le palier, après avoir pris les quelques lettres qui traînaient dans ma boîte, je remarquais un paquet posé sur le paillasson. Etrange. D'ordinaire, c'est Georges, le gardien, qui attend que je sois là pour me les monter. Il ne devait pas être dans un bon jour me dis-je. C'est vrai qu'il a une forte tendance à exagérer sur le rouge français bon marché, mais là, tout de même, il n'était que 15 heures. Enfin bon, qu'avais-je à dire, finalement, avec ma bouteille sous le bras ? Je posais négligemment le colis sur la table, retirais mes chaussures pour ensuite m'installer le plus confortablement du monde dans mon fauteuil, accompagné de mon verre, quelques glaçons, et mon délicieux breuvage.

J'étais allongé sur un brancard, nu, simplement recouvert d'un drap. Un homme me poussait lentement, et nous empruntions une multitude de longs couloirs blancs. Au bout de l'un d'eux, une porte à double-battant s'ouvrit lentement, laissant apparaître une lumière aveuglante qui m'obligeât à fermer les yeux. L'odeur était également insoutenable.
- Voilà, nous sommes arrivés, me dit-alors le brancardier.
- Arrivé où ?
- Au bloc. Maintenant je vous laisse, c'est l'équipe médicale qui prend le relais.
Et il partit, me laissant seul au milieu d'une pièce glaciale qui semblait être, effectivement, un bloc opératoire.

Je vis alors arrivé, dans un silence absolu, Helen, la femme qui m'avait accueilli à l'hôpital universitaire, le matin même.
- Ne vous inquiétez pas, me dit-elle, tout va bien se passer. Mon mari va s'occuper de vous.
C'est alors que je me rappelais lui avoir dédicacé, ainsi qu'à son mari, Joseph-Paul Miss, mon livre. Un homme, masqué, s'approcha de moi. J'aperçus l'étiquette cousue sur sa blouse "J.P. Miss". Il tenait dans sa main droite une seringue énorme. Je n'en avais jamais vu d'aussi gigantesque. À l'intérieur, un liquide verdâtre, fluorescent, n'était pas fait non plus pour me rassurer.
- Je vous emmène au pays des merveilles, me dit-il. Vous êtes prêt ?
L'aiguille s'approchait inexorablement de ma cuisse gauche. Je sentis le froid du métal entrer en contact avec ma peau.

Il était 21 heures. Le réveil fut brusque et pénible. Pénible en raison du bourbon que j'avais renversé sur mon pantalon et de la fenêtre grande ouverte qui laissait pénétrer le froid dans l'appartement. Mon regard fut alors attiré vers la table, sur laquelle était posé le colis. Je me levais péniblement afin de m'en saisir. Le papier kraft n'offrit aucune résistance. Muni d'un couteau, je découpais alors le scotch fermant le carton. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce qu'il y avait à l'intérieur !
 
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Réactions: Ti'punch
Sacré Bob ;)
 
Je ne me fais aucun soucis, tu arriveras bien à intégrer un ballon de football à ton histoire...

On en a déjà tous pris pour notre grade... :D :D :D
 
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