1ère partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie
5ème partie
6ème partie
7ème partie
8ème partie
9ème partie
Un ballon de football ! Un simple ballon en cuir, noir et blanc, gonflé à en faire péter les coutures. Je le pris délicatement dans mes mains, le fit lentement sortir de son emballage, ce qui me permis alors d'apercevoir, au fond de la boîte, une lettre.
"Salut bonhomme,
Oui, un simple ballon de football. J'imagine ta tête. C'est certainement la première fois que tu en vois un d'aussi près. J'en mettrais ma main au feu. Garde le précieusement, j'y tiens beaucoup.
Comment te sens-tu ? Un peu fatigué j'imagine. Les périodes de promotion ne sont jamais de tout repos. Et comme tous les grands écrivains qui se respectent, ça ne doit pas trop être ta tasse de thé. En tout cas, au regard des résultats, s'il y a bien une chose que je ne regrette pas, c'est de t'avoir convaincu, sans trop de mal, à écrire ce livre. D'une part, il est bouleversant, et, par ailleurs, il m'a permis, à travers toi, de ressentir les bienfaits réparateurs d'une petite vengeance personnelle qui me tenait à c½ur. Je te passerai les détails que tu connais aujourd'hui, tout du moins dans leurs grandes lignes. Paul a été arrêté, pris quasiment en flagrant délit, la main dans le sac. Tu aurais bien fini par savoir, un jour ou l'autre, que ce n'était pas la littérature qui l'intéressait vraiment. Ce que tu sais moins, c'est la formidable entreprise qu'il a voulu mettre en place pour que tu publies ta biographie chez lui. Cela faisait de nombreuses années qu'il s'y attelait. Il voulait, avec ce coup d'éclat, toucher le jackpot pour, certainement, disparaître à tout jamais vers de nouveaux horizons. Celui dans lequel il se retrouve aujourd'hui doit lui paraître un peu plus sombre que ce qu'il espérait.
Il y a de cela quelques années, Paul fit la connaissance d'une charmante jeune femme au cours d'une soirée. De fil en aiguille, ils se découvrirent une connaissance commune : toi. L'intérêt que semblait porter la jeune femme à ton égard ne passa pas inaperçu auprès de Paul. Son plan allait pouvoir commencer à se mettre lentement en place. Tout d'abord, histoire de se montrer bienveillant auprès d'elle, il me fit embaucher, moi, le grand frère, qui désespérait chez moi, suite à une séparation des plus difficiles. Lentement, mais sûrement, il promit monts et merveilles à ma petite s½ur, Kate, la couvrant quasi quotidiennement de cadeaux, lui envoyant sans cesse des bouquets de fleurs… Il finit, après quelques semaines, à obtenir ce qu'il souhaitait vraiment d'elle, c'est-à-dire te rencontrer pour te convaincre d'écrire ce que tu t'étais toujours refusé à faire, ta biographie, garantissant ainsi à Paul un succès financier inestimable. Vous vous êtes donc revu, mais cela ne fonctionna pas vraiment comme Paul l'aurait souhaité. Kate était, est, amoureuse de toi. Elle te mit plutôt en garde qu'autre chose, ce qui ne fut pas vraiment du goût de Paul. Il se servit alors de moi, usant de moyens qui ont fait que je ne pus refuser ses ordres. Tout d'abord de l'argent, beaucoup d'argent. Puis, hélas, l'accident. Je ne pouvais plus reculer. Nous organisâmes donc cette soirée où l'on fit connaissance et où je finis par te convaincre d'écrire ton bouquin. Rongés par les remords, et ayant pris soin de faire en sorte que ma s½ur soit en sécurité, nous nous revîmes après et tu finis par faire ce qu'il est advenu. Je te l'ai toujours dit, tu as de beaux yeux, et je ne pouvais pas laisser faire ça. C'est donc, au final, moi qui me suis servi de toi, pour assouvir un désir de vengeance que ce monstre avait créé en moi.
Si tu le souhaites, nous reparlerons de cela tous ensemble. Pour cela, il te suffit de faire ta valise, de prendre un billet d'avion pour Nice, et de nous rejoindre, Kate et moi-même, dans la villa que nous avons achetée près de Saint-Paul de Vence.
P.S : n'oublie pas le ballon de foot. Je rêve de faire une partie contre, tout contre, toi. Tu me dois bien ça.
À bientôt, Xavier."
FIN
2ème partie
3ème partie
4ème partie
5ème partie
6ème partie
7ème partie
8ème partie
9ème partie
Un ballon de football ! Un simple ballon en cuir, noir et blanc, gonflé à en faire péter les coutures. Je le pris délicatement dans mes mains, le fit lentement sortir de son emballage, ce qui me permis alors d'apercevoir, au fond de la boîte, une lettre.
"Salut bonhomme,
Oui, un simple ballon de football. J'imagine ta tête. C'est certainement la première fois que tu en vois un d'aussi près. J'en mettrais ma main au feu. Garde le précieusement, j'y tiens beaucoup.
Comment te sens-tu ? Un peu fatigué j'imagine. Les périodes de promotion ne sont jamais de tout repos. Et comme tous les grands écrivains qui se respectent, ça ne doit pas trop être ta tasse de thé. En tout cas, au regard des résultats, s'il y a bien une chose que je ne regrette pas, c'est de t'avoir convaincu, sans trop de mal, à écrire ce livre. D'une part, il est bouleversant, et, par ailleurs, il m'a permis, à travers toi, de ressentir les bienfaits réparateurs d'une petite vengeance personnelle qui me tenait à c½ur. Je te passerai les détails que tu connais aujourd'hui, tout du moins dans leurs grandes lignes. Paul a été arrêté, pris quasiment en flagrant délit, la main dans le sac. Tu aurais bien fini par savoir, un jour ou l'autre, que ce n'était pas la littérature qui l'intéressait vraiment. Ce que tu sais moins, c'est la formidable entreprise qu'il a voulu mettre en place pour que tu publies ta biographie chez lui. Cela faisait de nombreuses années qu'il s'y attelait. Il voulait, avec ce coup d'éclat, toucher le jackpot pour, certainement, disparaître à tout jamais vers de nouveaux horizons. Celui dans lequel il se retrouve aujourd'hui doit lui paraître un peu plus sombre que ce qu'il espérait.
Il y a de cela quelques années, Paul fit la connaissance d'une charmante jeune femme au cours d'une soirée. De fil en aiguille, ils se découvrirent une connaissance commune : toi. L'intérêt que semblait porter la jeune femme à ton égard ne passa pas inaperçu auprès de Paul. Son plan allait pouvoir commencer à se mettre lentement en place. Tout d'abord, histoire de se montrer bienveillant auprès d'elle, il me fit embaucher, moi, le grand frère, qui désespérait chez moi, suite à une séparation des plus difficiles. Lentement, mais sûrement, il promit monts et merveilles à ma petite s½ur, Kate, la couvrant quasi quotidiennement de cadeaux, lui envoyant sans cesse des bouquets de fleurs… Il finit, après quelques semaines, à obtenir ce qu'il souhaitait vraiment d'elle, c'est-à-dire te rencontrer pour te convaincre d'écrire ce que tu t'étais toujours refusé à faire, ta biographie, garantissant ainsi à Paul un succès financier inestimable. Vous vous êtes donc revu, mais cela ne fonctionna pas vraiment comme Paul l'aurait souhaité. Kate était, est, amoureuse de toi. Elle te mit plutôt en garde qu'autre chose, ce qui ne fut pas vraiment du goût de Paul. Il se servit alors de moi, usant de moyens qui ont fait que je ne pus refuser ses ordres. Tout d'abord de l'argent, beaucoup d'argent. Puis, hélas, l'accident. Je ne pouvais plus reculer. Nous organisâmes donc cette soirée où l'on fit connaissance et où je finis par te convaincre d'écrire ton bouquin. Rongés par les remords, et ayant pris soin de faire en sorte que ma s½ur soit en sécurité, nous nous revîmes après et tu finis par faire ce qu'il est advenu. Je te l'ai toujours dit, tu as de beaux yeux, et je ne pouvais pas laisser faire ça. C'est donc, au final, moi qui me suis servi de toi, pour assouvir un désir de vengeance que ce monstre avait créé en moi.
Si tu le souhaites, nous reparlerons de cela tous ensemble. Pour cela, il te suffit de faire ta valise, de prendre un billet d'avion pour Nice, et de nous rejoindre, Kate et moi-même, dans la villa que nous avons achetée près de Saint-Paul de Vence.
P.S : n'oublie pas le ballon de foot. Je rêve de faire une partie contre, tout contre, toi. Tu me dois bien ça.
À bientôt, Xavier."
FIN